Le travail du cinéaste français Jacques Tati, né
il y a cent ans, a inspiré ce projet. Conçue en quelque sorte pour un Monsieur Jourdain de la dictature, cette chaise d'arbitre de tennis exprime les excès de bonté ou les failles de
l'intransigeance. Comme un jeu d'illusions et d'anamorphose, elle se présente sans défaut vue d'en-haut, dans un plan conventionnel et ordonné. Mais c'est en changeant son point de vue que le
désordre apparaît, l'humanité aussi. Que dire de l'arbitrage de celui qui prendra place? Le chaos n'est-il pas aussi dans le renouvellement du regard, on essaie de retrouver un regard d'enfant,
plein de curiosité, d'humour et d'absurdité. Dans ce siège brouhaha, un siège à histoires, une cohérence narrative existe, pourvu que l'on sache changer son regard. A l'inverse, dans une vue bien
établie, un plan sans esprit, faiblesses et humanité sont sous-jacentes, encore faut-il oser regarder.
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Emmanuel de Vachon. Diplômé de l'Ecole Boulle. Atelier de Menuiserie en Sièges. Session 2007.
Présentation du projet de diplôme autour de l'oeuvre du cinéaste Jacques Tati.