Mardi 20 novembre 2007
                Le travail du cinéaste français Jacques Tati, né il y a cent ans, a inspiré ce projet. Conçue en quelque sorte pour un Monsieur Jourdain de la dictature, cette chaise d'arbitre de tennis exprime les excès de bonté ou les failles de l'intransigeance. Comme un jeu d'illusions et d'anamorphose, elle se présente sans défaut vue d'en-haut, dans un plan conventionnel et ordonné. Mais c'est en changeant son point de vue que le désordre apparaît, l'humanité aussi. Que dire de l'arbitrage de celui qui prendra place? Le chaos n'est-il pas aussi dans le renouvellement du regard, on essaie de retrouver un regard d'enfant, plein de curiosité, d'humour et d'absurdité. Dans ce siège brouhaha, un siège à histoires, une cohérence narrative existe, pourvu que l'on sache changer son regard. A l'inverse, dans une vue bien établie, un plan sans esprit, faiblesses et humanité sont sous-jacentes, encore faut-il oser regarder.

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par Emmanuel de Vachon publié dans : Tati communauté : Art contemporain
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